Retour sur la résidence de novembre/décembre du collectif INVIVO

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Depuis le mois de novembre et jusqu’à mi-décembre, le collectif lyonnais INVIVO s’est installé parmi nous, au TNG – Les Ateliers, pour préparer leur future création. Au cours d’une de leurs journées de travail nous sommes allés les rencontrer pour en savoir plus.

Sur la petite scène des ateliers, Julien, Pierre-Yves et Samuel travaillent, installés devant des ordinateurs. Ils nous dressent le portrait de leur création et de ce temps de résidence.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette étape de travail en cours ?

Nous sommes dans une phase de développement technologique car c’est un spectacle qui fait intervenir la réalité virtuelle. La résidence permet de développer « l’outil », c’est-à-dire le casque virtuel et tout ce qui va avec.

Quelle est la matière première de votre travail ?

C’est le texte que nous allons écrire. Mais il y a de nombreux aller-retours entre l’écriture du texte et le développement de l’outil de diffusion car les deux sont très liés.

Quelle est la thématique abordée ?

Il s’agit d’une fiction. Dans un futur proche, une société a inventé une machine qui permet de ne plus dormir, ou du moins d’économiser des nuits de sommeil. Une invention géniale ! Qui nous permet d’économiser du temps ; gagner toujours plus de temps pour vivre, voir ses proches, profiter de ses loisirs… Mais est-ce la bonne solution ? Cette machine ne pourrait-elle pas être dangereuse ?

Quelle sera la forme du spectacle ?

1h, une quarantaine de spectateurs portant des casques de réalité virtuelle et un dispositif bi-frontal. Deux comédiens sur le plateau.

Si vous deviez revenir sur une bonne chose accomplie durant la résidence :

Le choix du casque, le choix du logiciel de diffusion, du logiciel de production. Le but était aussi de baliser le terrain « réalité virtuelle », les choses possibles et impossibles. Il fallait aussi déterminer la juste place de cet outil dans l’univers du théâtre où il peut être controversé.

Quel est le questionnement abordé durant la résidence et par ce spectacle ?

Notre volonté est de jouer sur l’immersion du spectateur par le biais de l’outil mais aussi de le perdre, de le questionner : est-ce que ce qu’il voit existe en vrai autour de lui ou non ? Car le casque permet de montrer des images pré-enregistrées, mais aussi de basculer sur le mode camera et de projeter la réalité (du plateau, de la salle, du public) autour du spectateur. Le thème abordé étant le domaine du rêve, de l’onirisme, ce jeu trouble aux limites de la réalité et de la perception est particulièrement intéressant.

Le casque virtuel est donc à la fois l’outil de diffusion mais aussi le sujet de l’histoire : ce casque devient l’objet inventé par la société du futur, la machine pour remplacer le sommeil. Et c’est l’expérience proposée par cette machine que les spectateurs sont amenés à vivre.

Quelle image pourrait représenter la future création ?

In Vivo © David Drake© David Drake

Lors de leur sortie de résidence, le 15 décembre 2016, le collectif a invité le public pour une expérience toute particulière : accompagné un à un, chaque spectateur s’est installé sur un fauteuil au milieu de la petite scène et a revêtu le casque de réalité virtuel. Ainsi l’expérience dans un rêve étrange a commencé.

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Pour en savoir plus sur INVIVO :

www.collectifinvivo.com